Bénin : un cadre environnemental et social pour guider la gestion des parcs de la Pendjari et du W sur 2026-2030
Réunis à Parakou les 28 et 29 mai 2026, une trentaine d'experts, de représentants communautaires et d'acteurs institutionnels ont validé le Cadre de Gestion Environnementale et Sociale des Complexes de la Pendjari et du W-Bénin, instrument central du Plan d'Affaires Quinquennal 2026-2030.
Appelé à structurer le développement des activités dans les deux Complexes au cours des cinq prochaines années, cet instrument, le premier au Bénin appliqué à un Plan d'Affaires, a été examiné à l'issue d'un atelier qui s'est tenu à Parakou les 28 et 29 mai 2026, sous la présidence du Professeur Toussaint Lougbégnon de l'Université Nationale d'Agriculture, et sous l'autorité de validation de l'Agence Béninoise pour l'Environnement (ABE).
Conçu comme l'instrument-pivot de la gouvernance environnementale et sociale des deux parcs, le CGES vise à identifier, analyser et encadrer les risques et impacts potentiels associés à l'ensemble des activités prévues dans le Plan d'Affaires Quinquennal, qu'elles relèvent de la conservation de la biodiversité, des aménagements et infrastructures, du développement communautaire ou de la surveillance de la partie béninoise du complexe transfrontalier WAP. Il décline, pour chaque catégorie d'activité, les mesures de prévention, d'atténuation, de compensation et de suivi à mettre en œuvre, et institue un mécanisme harmonisé de gestion des plaintes ainsi qu'un plan de renforcement des capacités des acteurs locaux. Au-delà de la conformité réglementaire, il traduit l'engagement d'African Parks à conduire ses opérations selon les normes environnementales et sociales nationales et selon les standards internationaux applicables, en cohérence avec les exigences de ses partenaires techniques et financiers.
« Le Cadre de Gestion Environnementale et Sociale n'est pas un document administratif de plus. C'est notre garantie collective que chaque action menée dans le cadre du Plan d'Affaires 2026-2030, qu'il s'agisse d'un point d'eau, d'une piste, d'un appui à l'agriculture ou d'une opération de surveillance, se fera dans le respect des hommes, des communautés et de la nature. C'est l'instrument qui transforme nos engagements en obligations vérifiables », a déclaré M. Eric Hermann Batamoussi, Représentant pays d'African Parks au Bénin.
Les travaux ont réuni une trentaine de participants représentatifs de l'écosystème de gestion des aires protégées au Bénin. La diversité et la qualité des contributions ont confirmé la valeur d'une démarche véritablement participative, mobilisant l'ensemble toutes les parties prenantes**, dont l'administration déconcentrée, les communautés et l'expertise technique.
Au terme de débats nourris, l'atelier a confirmé la pertinence de la démarche engagée et arrêté une feuille de route en vue de la finalisation du document, qui sera transmis à l'ABE pour validation formelle avant sa pleine mise en œuvre.
African Parks réaffirme à cette occasion son engagement à conduire ses activités au Bénin en pleine cohérence avec les politiques nationales et avec les attentes des communautés riveraines, en partenariat avec l'État béninois à travers le Ministère du Cadre de Vie et des Transports en charge du Développement Durable, le Centre National de Gestion des Réserves de Faune (CENAGREF), la Direction Générale des Eaux, Forêts et Chasse (DGEFC), l'Agence Nationale de Développement des Patrimoines Touristiques (ANPT), etc. Ceci avec l'appui des partenaires techniques.