Crise Casse du Louvre, management controversé, grève des agents… Enquête sur Laurence des Cars, une patronne en pleine tempête

Crise Casse du Louvre, management controversé, grève des agents… Enquête sur Laurence des Cars, une patronne en pleine tempête

Des failles sécuritaires au climat social délétère, des problèmes financiers aux projets contestés, «Libé» dresse le portrait de la directrice du plus grand musée du monde, fragilisée par une crise historique.

Par ADIGNON Camor • 300 vues • Lecture : 3 min • Publié le 15 December 2025 • Tags: #politique #LOUVRE


Le suspense sur le lieu du rendez-vous n’a été levé qu’au dernier moment. Moins de deux heures avant le début de la « cérémonie de déclaration d’indépendance » pourtant annoncée de longue date par le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), dimanche 14 décembre, un message lapidaire était envoyé aux participants : « 13 h 30, salons Hoche, Paris 8e ».


La portée de cette déclaration unilatérale n’est que symbolique, les autorités algériennes s’opposant à tout projet d’autodétermination pour cette région située à l’est d’Alger dont les habitants représentent près de 20 % de la population du pays, mais la préparation de l’événement avait été entourée de multiples précautions.

Le rassemblement a été tenu secret jusqu’à la veille et, peu après sa divulgation, il a été frappé par un arrêté préfectoral interdisant la cérémonie au motif qu’elle présentait des risques de troubles à l’ordre public.


Le Palais des congrès de Versailles, initialement retenu par les organisateurs, a donc été laissé de côté pour un autre espace privatif, avenue Hoche, dans la capitale française. A la mi-journée, des forces de l’ordre positionnées à chaque extrémité de la célèbre artère parisienne contrôlaient l’identité des passants, et un dispositif policier était déployé devant l’entrée de la salle où se


Deux mois après le vol spectaculaire des joyaux de la couronne dans la galerie d’Apollon du Louvre, la patronne du musée est plus que jamais sous pression. «Ce qui compte, c’est ce que le Louvre va faire de ce drame», tente de positiver Laurence des Cars, que Libération a pu rencontrer le 10 décembre dans son bureau du pavillon Mollien, côté Seine, alors que s’affairaient en contrebas des ouvriers occupés à installer des barrières anti-intrusion.


Au cœur de la tempête, celle qui se rêvait en «capitaine de navire» n’imaginait sans doute pas devoir affronter de tels vents contraires. Et faire face à tous les déclinistes de l’époque qui ont voulu lire dans cet événement le signe d’un effondrement national. Sommée de s’expliquer sur les dysfonctionnements structurels qui ont pu conduire au «casse du siècle» – des bijoux estimés à 88 millions d’euros volatilisés en à peine dix minutes –, la conservatrice doit être à nouveau entendue mercredi 17 décembre devant la commission culture du Sénat, chargée de faire la lumière

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