Donald Trump lance son “Conseil de paix” : quel rôle pour l’Afrique ?
Donald Trump propose un Conseil de paix concurrent de l’ONU, contrôlé par lui et conditionné par un milliard de dollars pour un siège permanent. Cette initiative soulève des questions cruciales pour l’Afrique, à la fois sur le plan diplomatique et financier.
Afrique : une diplomatie à double enjeu
Plusieurs pays africains, dont le Maroc, invité comme membre fondateur, se trouvent face à un dilemme : rejoindre une structure dirigée unilatéralement par Donald Trump ou rester fidèles aux cadres multilatéraux existants, comme l’Union africaine et l’ONU. La participation africaine risque de symboliser à la fois un gain de visibilité sur la scène mondiale et une dépendance à une initiative privée, dominée par un seul dirigeant.
Le prix de la paix : 1 milliard de dollars
La “charte” du Conseil prévoit qu’un État peut obtenir un siège permanent en versant plus d’un milliard de dollars. Cette condition financière pose un problème évident pour la plupart des pays africains : accéder à la prise de décision exige des ressources considérables, créant une inégalité manifeste entre grandes puissances et nations à faibles moyens. La diplomatie africaine pourrait donc être contrainte de choisir entre influence symbolique et autonomie réelle.
Enjeux diplomatiques et géopolitiques
Au-delà du financement, le Conseil de paix centralise toutes les décisions entre les mains de Donald Trump, qui peut inviter, révoquer et approuver toutes les résolutions. Les dirigeants africains doivent évaluer les risques d’un alignement stratégique face à cette structure ultra-personnalisée, tout en maintenant leurs relations avec l’ONU et les partenaires internationaux traditionnels.
L’Afrique est à la croisée des chemins : intégrer une initiative controversée offrant visibilité et influence, ou défendre sa souveraineté diplomatique et ses engagements multilatéraux. Ce choix pourrait redessiner la manière dont le continent participe à la gouvernance mondiale.