CULTURE

Du contrat à la stabilité : les AME connaissent désormais leur sort

Après plusieurs années sous le statut d’Aspirants au Métier d’Enseignant, les AME connaissent désormais les conditions de leur intégration. Le gouvernement a retenu un recrutement progressif sur titre, avec la promotion 2019 en première ligne.

Du contrat à la stabilité : les AME connaissent désormais leur sort

La nouvelle était attendue depuis longtemps. Reçus ce vendredi par le président de la République, Romuald Wadagni, les représentants des AME ont obtenu des précisions sur le processus qui doit conduire à leur intégration.

Le principal critère retenu repose sur l’accomplissement de trois contrats successifs en qualité d’AME. L’intégration se fera ensuite par promotion et par vague. La promotion 2019, qui représente plus de la moitié des effectifs, sera traitée en priorité avant le passage aux promotions suivantes.

L’âge entre aussi en ligne de compte

Le gouvernement entend également tenir compte de l’âge des candidats à l’intégration. La mesure s’appuie sur les dispositions du Statut général de la Fonction publique, qui fixent la limite à 35 ans pour les catégories C et D et à 40 ans pour les catégories A et B.

L’objectif est notamment de permettre aux futurs agents de disposer d’une durée suffisante de cotisation pour bénéficier d’une pension de retraite, avec un minimum de 15 années de cotisation.

Pas de nouveau test pour les concernés

Le gouvernement a écarté l’option d’un reversement qui aurait nécessité une nouvelle évaluation. Les AME concernés seront plutôt recrutés sur titre, en tenant compte de leur qualification professionnelle et de l’expérience déjà acquise sur le terrain.

𝐀𝐛𝐨𝐧𝐧𝐞𝐳-𝐯𝐨𝐮𝐬 à 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐚î𝐧𝐞 𝐖𝐡𝐚𝐭𝐬𝐀𝐩𝐩👇 
https://whatsapp.com/channel/0029Va7kOujH5JLzzUhgLH42 

Ils intégreront le dispositif en qualité d’Agents Contractuels de Droit Public des Collectivités Territoriales Décentralisées (ACDPCTD).

Ce statut doit notamment assurer la continuité de leur couverture sociale à travers la CNSS, tout en facilitant leur gestion administrative et leur accès aux services financiers.

La rencontre a réuni les représentants des AME, les ministres en charge du Budget et de la Fonction publique, de l’Enseignement secondaire et de l’Enseignement supérieur, ainsi que les centrales syndicales COSI-Bénin, CSA-Bénin et CSTB.

Pour les milliers d’enseignants concernés, le changement est de taille : après plusieurs années à exercer dans l’attente d’une situation plus stable, les conditions de leur passage vers un statut contractuel durable sont désormais posées.

 

13 vues 3 min

Partager cet article

Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter cet article.