POLITIQUE

Sénat : Boni Yayi se conforme à la Constitution

Après avoir longtemps affiché son opposition à la création du Sénat, l'ancien président de la République, Boni Yayi, a annoncé qu'il exercera finalement son droit de sénateur. Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, il explique cette décision par son attachement à la Constitution et sa volonté de contribuer au dialogue politique au service du peuple béninois.

Sénat : Boni Yayi se conforme à la Constitution

C'est un changement de position qui ne passe pas inaperçu. Opposé à l'instauration du Sénat lors des débats sur la réforme constitutionnelle, Boni Yayi avait publiquement exprimé ses réserves sur la mise en place de cette nouvelle institution. L'ancien chef de l'État avait notamment laissé entendre qu'il ne souhaitait pas siéger en tant que membre de droit.

À quelques jours de l'installation officielle de la chambre haute du Parlement, il adopte désormais une posture différente. Dans un message adressé aux béninois, il affirme partager les préoccupations du peuple relatives à la décrispation de la vie politique, au respect des droits de l'Homme, aux libertés fondamentales, au renforcement de l'unité nationale, à la sécurité, à la démocratie et à la paix.

« Après mûre réflexion, il apparaît dès lors que le Sénat pourrait être un cadre de dialogue politique interne destiné à porter la voix et les attentes du peuple », écrit-il.

Boni Yayi précise que sa décision s'appuie sur les dispositions de l'article 113-3 de la Constitution qui confèrent aux anciens présidents de la République la qualité de sénateurs de droit. « Je compte exercer mon droit de sénateur afin d'œuvrer pour l'idéal de notre patrie commune. Je n'en suis pas demandeur, c'est la constitution », souligne-t-il.

L'ancien président assure qu'il restera fidèle aux valeurs qui ont toujours guidé son engagement politique et dit vouloir, avec ses futurs collègues, faire du Sénat « un vase d'honneur pour les intérêts du peuple ». Il réaffirme également son attachement à la justice, au dialogue, à la démocratie, à la sécurité et à la paix.

Si ses critiques contre la création de cette institution restent connues de l'opinion publique, l'ancien chef de l'État fait désormais le choix de s'inscrire dans le cadre des dispositions constitutionnelles, estimant que cette enceinte peut devenir un espace de dialogue et de défense des aspirations des citoyens.

À travers cette décision, Boni Yayi confirme ainsi qu'il prendra part aux travaux de la nouvelle chambre du Parlement, dont l'installation constitue une étape majeure dans la mise en œuvre des dernières réformes institutionnelles engagées au Bénin.

 

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Commentaires (1)

V
Vénérable DAH KOUGLO MITO DJLADO
1 hour ago

Gloire à Dieu et aux Mânes de nos ancêtres