Tour du Bénin 2026. Assal Nadjib s’impose à Tchaourou, le Bénin dans le rythme
Assal Nadjib règle le sprint, Bike AID conserve le jaune. La deuxième étape du Tour du Bénin 2026, longue de 155,72 km entre Ndali, Bétérou et Tchaourou, a été remportée par l’Algérien Assal Nadjib. Il s’impose au terme d’un sprint massif, dans une arrivée longtemps indécise. Sur le podium, il devance Yoel Habteab de la Team Bike AID et son compatriote Anes Riahi.
La course est restée compacte jusqu’aux derniers kilomètres. Malgré cette victoire algérienne, la formation Bike AID conserve la tête du classement général. Le Letton Kristians Belohvosciks garde le maillot jaune, porté par la régularité de son équipe et la deuxième place de Habteab. L’arrivée s’est jouée sans cassure , dans un peloton encore dense après plus de 150 kilomètres.
« Le vrai combat a commencé dans les vingt derniers kilomètres »
Du côté béninois, Maurice Coffi Charbel Gandaho décrit une étape qui s’est décantée progressivement. « Après le dernier sprint intermédiaire, il y avait une échappée. Le peloton a chassé. Quand ils l’ont reprise, c’est là que le vrai combat a commencé », explique-t-il. Selon lui la course s’est véritablement animée dans les vingt derniers kilomètres, avec une montée en intensité jusqu’à l’arrivée.
Dans le final, les équipes se sont organisées pour préparer le sprint. « Dans les cinq derniers kilomètres, on a voulu se positionner pour faire le sprint. On a travaillé pour notre sprinteur pour qu’il puisse jouer l’arrivée », poursuit-il. Mais la fatigue accumulée a pesé. « Après plus de 150 kilomètres, on avait déjà dépensé beaucoup d’énergie. Il fallait aussi courir avec la tête. »
Un manque de coordination dans les moments clés
Face à des formations plus rodées, l’écart s’est fait dans l’organisation collective. « Il y avait des équipes comme l’Algérie qui étaient un peu plus fortes que nous », reconnaît-il. En dehors des aspects soulignés par le jeune cycliste béninois, des insuffisances ont été notées dans la gestion de course. Le ravitaillement, notamment, s’est fait de manière individuelle, sans véritable relais collectif, ce qui a pu coûter de l’énergie dans le final, alors que les autres équipes se sont bien aidé. (A titre d'exemple le maillot jaune, Kristian et le soutien de ses coéquipiers pour ravitaillement).
Il insiste enfin sur un point essentiel dans ce type d’épreuve. « Il faut vraiment bien se positionner dans le peloton, sinon ils vont te lâcher rapidement. » Pour lui, l’apprentissage reste au cœur de la progression. « On essaie d’apprendre à chaque étape. »
Des Béninois présents dans le premier groupe
Sur le plan des résultats, les Béninois terminent majoritairement dans le premier peloton, avec un temps de 3 h 45 min 35 s. Ricardo Chilvers Sodjedé est le premier d’entre eux, classé dixième de l’étape. Il est suivi par Kpikpassou Saizonou et Jesugnon Glorad Saizonou, dans le même temps. Ted Jeroff Tossavi concède quelques secondes, tandis que les écarts se creusent en fin de classement.
Au classement général, Jesugnon Glorad Saizonou est le meilleur Béninois en 6 h 39 min 10 s, à 2 min 59 s du maillot jaune. Il devance Kpikpassou Saizonou et Kocou Corneil Attai, tous deux à un peu plus de trois minutes. Le groupe reste globalement compact, malgré quelques coureurs distancés.
Par équipes, le Bénin termine sixième de l’étape en 11 h 16 min 45 s. Au classement général, la sélection nationale est huitième en 19 h 57 min 35 s, à 5 min 10 s du Maroc.
Une hiérarchie africaine qui se dessine
L’Algérie marque cette étape avec la victoire d’Assal Nadjib et deux coureurs sur le podium. L’île Maurice place Alexandre Mayer à la deuxième place du classement général, ce qui en fait le meilleur Africain après deux étapes. Le Maroc conserve la tête du classement par équipes, tandis que l’Érythrée reste régulière dans les premières positions.
Le peloton comptait 69 coureurs au départ, après la mise hors délai d’un Togolais lors de la première étape. Un abandon est à signaler à la fin de la deuxième étape avec le Nigérian Isa Momoh.
La course reste ouverte avec des écarts limités avant les prochaines étapes,la plus longue d'ailleurs sur une distance de 169,35km sur la route, Djougou-Bantè.
Hilary Christelle TOLO KPADONOU