Tour du Bénin 2026 : Assal s’impose à Bantè, Belohvosciks ne lâche pas le maillot jaune
Mohamed Nadjib Assal (Algérie), vainqueur de la 2e étape, a remporté la 3e étape du Tour du Bénin, disputée entre Djougou et Bantè (169,76 km), en 4h05’48’’. Il devance l’Allemand Luca Harter et le Letton Kristians Belohvosciks, tous crédités du même temps dans un sprint groupé.
Le leader du classement général, Kristians Belohvosciks (Bike AID), conserve ainsi le maillot jaune à l’issue de cette étape.
Un classement général toujours serré
Après trois étapes, Belohvosciks occupe la tête du classement général en 10h41’52’’. Il devance le Mauricien Alexandre Mayer de 34 secondes (0’34’’) et le Marocain Youssef Bdadou de 38 secondes (0’38’’).
Derrière, les écarts restent contenus :
Moritz Czasa (4e) : +0’38’’
Mohcine El Kouraji (5e) : +0’44’’
Joerik De Neve (6e) : +0’52’’
Natan Medhanie (7e) : +0’52’’
Le premier décrochage intervient ensuite :
Moucaila Rawende (8e) : +2’02’’
La hiérarchie reste compacte. Sept coureurs se tiennent en moins d’une minute. La lutte pour le classement général demeure ouverte, avec une présence africaine notable dans le haut du tableau, notamment le Maroc et l’île Maurice.
Du côté des équipes, le Maroc domine le classement général collectif (32h09’49’’), devant Bike AID à +1’23’’ et Hucare Factory à +1’43’’. L’Érythrée (5e à +2’06’’) et Maurice (6e à +2’09’’) confirment leur régularité.
En revanche, les formations d’Afrique de l’Ouest ferment la marche : Burkina Faso (10e),+5’47’’, Togo (11e) : +7’43’’,Nigeria (12e) : +12’36’’. Le Bénin se situe au milieu de tableau, à la 8e place, à +5’10’’ du leader.
Les Béninois dans le rythme
Au classement individuel, Glorad Saizonou est le premier Béninois, 39e, en 10h44’58’’, soit un retard de 3’06’’ sur le leader.
Il est suivi de près par, Saizonou Exodus : 10h45’02’’ (+3’10’’), Attai Corneil : 10h45’02’’ (+3’10’’), Akovobahou Pascal : 10h45’05’’ (+3’13’’). Plusieurs coureurs locaux restent regroupés dans un intervalle d’une dizaine de secondes, signe d’une certaine homogénéité.
Le président de la Fédération béninoise de cyclisme, Romuald Hazoumè, salue cette progression : « Les Béninois, ils ont le niveau… ces équipes font près de 100 à 150 courses par an, nous, on en fait dix, et on est au même niveau qu’eux. » Il insiste sur l’exigence de sélection : « Si tu n’es pas bon, tu ne peux pas être sélectionné… il faut travailler, sinon tu perds ta place. » Il cite plusieurs coureurs engagés dans cette dynamique : « Vous voyez Ricardo, vous voyez Glorad, vous voyez Saizonou Exodus, Rémi Sowou… ils sont là, au même niveau que ces gens-là. »
Un bilan organisationnel jugé positif
À mi-parcours, le dirigeant dresse un constat globalement satisfaisant. « Un bilan très positif… je vois la mobilisation des scolaires au bord de la voie, parce que c’est pour eux que nous faisons ça. » Il met en avant les efforts internes : « On n’est que dix à manager tout ça… et ça a un visage très agréable. » Sans occulter les contraintes : « Les difficultés restent quand même les difficultés. »
Sur le plan sportif, il souligne l’écart d’expérience avec les équipes étrangères, tout en valorisant la jeunesse béninoise : « Nos coureurs sont jeunes… entre 18 et 22 ans… et ils sont à ce niveau-là. »
Une ligne de développement assumée
Romuald Hazoumè précise la ligne directrice de l’épreuve : « On ne voudrait pas passer le Tour à un niveau où les Africains ne peuvent pas y être… on voudrait travailler ensemble pour grandir ensemble. » Cette orientation vise à maintenir un équilibre entre compétitivité et accessibilité pour les équipes africaines.
Discipline et faits de course
Le jury des commissaires a adressé des avertissements aux équipes du Togo, du Nigeria et du Burkina Faso pour non-respect des consignes liées aux jets de déchets en course.
Une course encore ouverte
À mi-parcours, le Tour du Bénin présente un équilibre entre équipes européennes structurées et formations africaines compétitives. Le maillot jaune reste sous contrôle, mais les écarts contenus moins d’une minute pour les principaux poursuivants laissent entrevoir une seconde moitié de course disputée.
Hilary Christelle TOLO KPADONOU