La CSA-Bénin, la CGTB et l’UNSTB dénoncent une mesure qu’elles qualifient de « sélective » et « arbitraire ». Selon elles, les travailleurs concernés ne feraient l’objet d’aucune faute professionnelle. Leur mise à l’écart serait plutôt liée à leur tranche d’âge ou au fait qu’ils n’occupent pas des postes considérés comme stratégiques. Les centrales estiment qu’il ne s’agit pas d’une gestion orthodoxe des ressources humaines, mais d’une décision injustifiée, contraire à l’éthique du service public.
Les organisations syndicales regrettent également l’absence de mesures d’accompagnement pour les agents visés et pointent le non-respect des dispositions du Code du travail en matière de licenciement collectif, notamment l’obligation de consultation des représentants du personnel.
Dans leur déclaration signée par Anselme Amoussou (CSA-Bénin), Moudassirou Bachabi (CGTB) et Appolinaire Affewe (UNSTB), elles réclament l’arrêt immédiat de la procédure ainsi que la réintégration sans délai des agents concernés.
Les centrales rappellent enfin que la SRTB, financée par les contributions des citoyens, incarne le service public audiovisuel. À leurs yeux, sa préservation participe directement à la défense des principes démocratiques.